Arch. Ard. L 126. Procès-verbal du 26 mars
2. Arch. Ard. L 108. Procès-verbal du conseil général des 18 septembre, 22 septembre et 7 octobre 1792. Compte rendu du directoire à l'assemblée administrative du département, le 6 décembre 1792.
3. Arch. Ard. L 108. Procès-verbaux du conseil général de septembre à no-
vembre 1792.
4. Arch. Ard. L 570. Discours du procureur syndic le 16 octobre.
s'emparer de force des grains de la Haute-Loire déposés à Lavoulte.
L'Assemblée législative avait cru réaliser une répartition plus:
équitable des subsistances en prescrivant, le 16 septembre 1792, le recensement des grains dans toutes les communes!.Les municipalités ne voient dans cette mesure qu'un prétexte pour étaler leurs besoins et réclamer des secours pressants, mais, pas une seule dans l'Ardèche, à la fin de février 1793, n'a encore mentionné le moindre excédent. ?
Le département qui n'a pu obtenir un contingent sur les blés étrangers a reçu 150.000 livres de subsides. Dès le 8 octobre, il désigne deux commissaires pour en acheter en dehors. Il] en nomme deux autres, le 8 décembre, et, le 23 janvier, il confie 110.000 livres à Astieret Lahondès qui partent pour la région de Màcon.
La difficulié est de faire voiturer les grains. Les routes sont impralicables et la destruction du pont de St-Just compromet nos relations avec le midi. D'ailleurs, les municipalités et les départements voisins gênent les transports et parfois les arrêtent complètement. Le 8 janvier, toutefois, les commissaires envoyés à Marseille annoncent qu'ils ont pu se procurer 227 charges de seigle. En février et en mars, les arrivages aeviennent fréquents. Le 3 mars, le directoire établit des bureaux de vente à Andance, Tournon, Lavoulte, Baix, Montpezat, Joyeuse, les Vans et un peu plus tard à Privas. Les particuliers, munis d'un certificat établi par le conseil général de la commune, pourront s'en faire délivrer 280 livres au maximum, au prix courant de chäcune de ces localités. 6
Les prix, augmentés des frais de transport, sont très élevés et presque inabordables aux petites bourses. « Le pauvre, écrit Gleizal,au mois de mai1793,ne se sustenteplus que par les pommes de terre. Illui est presque impossible de se procurer du pain, puisque le pain commun de seigle s'y vend 8 sols la livre de 16 onces. le bœuf, de 15 à 18 sols, » alors que « le plus beau pain ne se vend à Paris que 3 sols la livre ». 7