‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 342 sur 396 · Délibérations des 18, 19, et 24 octobre 1793. L · texte numérisé non relu

Délibérations des 18, 19, et 24 octobre 1793. L

6. Le 13 thermidor, Flaugergues, agent national du Coiron, requiert encore-

le comité d'envoyer sa liste au district. L 1085. Le 16 brumaire an III, le comité d'Aubenas trouve dans la liste des prisonniers de Viviers 15 détenus de Bourg-St-Andéol, dont le district du Coiron ignorait l'arrestation. Arch. Ard. L 1074. |

7. Nombreux refus opposés aux demandes des détenus en nivôse et pluviôse. L 1684. Cf) surtout la volumineuse correspondance des divers suspects et, en par-ticulier, de Tauriers aveo le comité. L 1088.

D'autres, comme Mercoyrol, sont reclus simplement pour avoir fréquenté des nobles. La sœur de Dereboul est coupable d’avoir habité chez son frère. Fressenel et Dereboul ont voté à l'Assemblée législative, € en faveur de La Fayette, contreles intérêts du peuple et contre la liberté ». Chaussi a « dit que La Fayette était un honnête homme ». Laurent a {applaudi à Vergniaud » : d’autres ont calomnié Marat. Challamel a tonrné en ridicule les opérations salutaires de la société populaire. ! Dayme a abandonné sans motif celle d'Annonay ?.

Beaucoup ont gardé durant la Révolution « une neutralité constante qui fait douter de leur patriotisme ». Le fils de Dereboul, âgé de 16 ans, n'a donné aucune preuve de civisme %, Louis Imbert a porté la cocarde tricolore à ses souliers et non à son chapeau. # Boissin a dit, il y a trois ans, que les membres de l'Assemblée nationale étaient des gueux et Laguet a crié : € à bas les bonnets rouges » . Le fanatisme, manifesté surtout par le refus d'assister à la messe des prêtres constitutionnels, est une des raisons le plus fréquemmeut invoquées. 17 religieuses ont refusé le serment du 11 nivôse °. Clément, de Villeneuve-de-Berg, a vendu des chapelets 7. Une enfant de 14 ans, Agnès Boyer, d’Aubenas, a entretenu une correspondance secrète avec une tante ci-devant religieuse &.

Le comité de Lamastre déclare ignorer les opinions des détenus de la commune incarcérés, en nivôse, par ordre de Guyon et Delau. Celui de Cornas écrit que Barjac a été assez politique pour cacher ses convictions, mais que sa femme n’a jamais aimé la Révolution”.

Au début, les suspects restent en détention dans leurs communes, soit dans des couvents, soit dans des établissements confisqués à des contre-révolutionnaires, soit dans leurs propres demeures. Ce ne sera que le Joctobre 1793 que le département, qui avait déjà désigné le séminaire de Viviers pour l’internement des réfractaires

1. Cahier des motifs de détention de Bourg St-Andéol. Arch. Ard. L 1089.

CP) aussi L 635, L 1096 et 1087.

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