Vie de Mgr d'Aviau p. 638 et
4, Vie de M. Vernet p. 97. Cf) aussi papiers de Vernet. Fonds Mazon F 36, 5, Cf) Vie de Vernet par Dabert p. 113, 114.
Les rétractations, néanmoins, qui avaient déjà afflué au début de l'an HI, se multiplient, au cours de l'été de 1795. Il n'est pas possible d'en déterminer le nombre. On a renoncé à les signifier à l'autorité civile et ce n’est que par exception que les documents officiels en font mention. Mais Delichères, à tout instant, signale des prêtrés de la région d’Aubenas qui retirent leurs serments et font pénitence !. Vernet, dans sa circulaire du 1°’ novembre 1795, déclare qu'il a trouvé un empressement presque général, de la part de ceux qui avaient failli, à reconnaître leurs erreurs et à en faire un: aveu solennel ?. Dans ses lettres à Mgr d’Aviau, il écrit que ses confrères se soumettent, comme des enfants, à tout ce qu'il exige d'eux. € A voir leur empressement, on dirait que je leur distribue de Yotre part des bénéfices... tandis que, par le fait, je ne leur accorde que des titres à de nouvelles persécutions et proscriptions » *. Malgré la lenteur prudente -de Vernet, de l'an III à l'an V, il ne prononcera pas moins de 125 réhabilitations de prêtres de l'ancien diocèse de Viviers *. Elles ne seront pas rares non plus dans les. paroisses qui relèvent des diocèses de Valence et Vienne 5.
Vernet est habilement secondé dans cette tâche difficile par l'abbé de Besses, ancien vicaire général de Savine. 6 Sa conciliation, son accueil toujours aimable corrigeait auprès de ses confrères ce qu'avait parfois de distant l'aspect froid et réservé de Vernet. Mieux que Vernet, il sait allier à la fermeté une bonté souriante qui touche le cœur et conquiert de prime abord la confiance. Très pieux et lrès. zélé, il avait refusé de prêter un serment qu'il considérait comme schismatique et son exemple avait retenu beaucoup de prêtres dans le devoir. Il avait cru, cependant, pouvoir donner son adhésion au serment de libertéet d'égalité quele souverain Pontife n'avait point condamné. Il sera le premier à accepter la pénitence imposée et à se soumeltre à la rétractation. Peu de temps après, avec l’approbation de Mgr. d’Aviau, Vernet lui déléguait une partie de ses pouvoirs. ‘Il sera, avec Veruet et Monicault qui s'occupe du haut Vi-