‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 389 sur 396 · Delichères p · texte numérisé non relu

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2. Les élus sont : Larivière, Bailleul, Le Sage, Anguis, Clauzel, Guyardin, Perret, Pierret, Courtois, Serres, Rovère, Cadroy, Marbos et Rouget. Le nombre de voix recueillies oscille de 169 à 115. Arch. nat. C 480.

3. Le mandat d'arrêt qui avait été lancé contre Rouchon, le 28 nivôse "1,

par le comité de surveillance de Largentière fut annulé, le 19 frimaire in, par

Serres. Fonds Mazon chron. T. 21 4. Le 13 brumaire an V, Madier de Montjau, inscrit sur la liste des émigrés,

demande une commission pour l’en tirer. Réimpr. Moniteur T. 28 p. 416.

5. Rouchon est élu par 120 voix sur 209 votantset Madier par 111 sur 206. 6. Delichères p. 218. « On a écarté Dubois parce que, disait-on, il avait bu dans un calice dans un repas public. »

a été maintenu à son poste de président du tribunal criminel. ! Parmi les nouveaux juges, on ne compte pas moins de quatre anciens députés à la Législative : Dereboul, Bastide, Vacher et Dalmas. C'est done tout un personnel nouveau qui, en 1795 comme en 1792, arrive aux affaires. La plupart ont déjà joué un rôle avant le 10 aoûtet se sont éclipsés durant la période du gouvernement révolutionnaire.

En somme, depuis le 9 thermidor an IL, la réaction est générale, Le vernis démocratique des trois dernières années éclate et s’effrite de toute part. Il n’y a plus, à vrai dire, d'esprit républicain. L'étiquette de patriote n’est plus une recommandation. Les hommes de l'an Il sont chassés de presque tousles postes administratifs et ce sont leurs adversaires, souvent leurs victimes, qui héritent de leurs fonctions. Les patriotes modérés eux-mêmes, s'ils conservent encore une certaine influence dans les centres importants, sont éliminés de plus en plus dans les cantons ruraux, au profit de ralliés de la dernière heure et parfois même de royalistes notoires.

Mais, pas plus en 1795 qu'en 1792, le véritable peuple n'est intervenu. S'il a favorisé la réaction et soutenu ceux qui se présentent comme les défenseurs de sa foi et de ses prêtres, il a laissé faire les. bourgeois. Pourvu qu'on ne touche pas aux conquêtes économiques de la Révolution et qu'on re réveille pas les souvenirs odieux dela dimeet des droits féodaux, il se mêle peu, sauf dans le Tanargue, aux rivalités des partis et continue à se désintéresser de l’administration générale et de la politique.

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