‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 68 sur 396 · Procès-verbal du Comité de Bourg-St-Andéol. A. N. C · texte numérisé non relu

Procès-verbal du Comité de Bourg-St-Andéol. A. N. C

à l'hôtel de Ville avec tous les conseillers et un grand nombre d'habitants. On s'empresse de prévenir Viviers, St-Remèze, Vallon, St-Marcel, Pont St-Esprit. On promet des secours à Pierrelatte,mais, en même temps, on fait demander à Montélimar si le danger est pressant. Par mesure de précaution, on commence à masser en Vivarais les femmes etles enfants. A 7 heures du matin, un messager arrive de Viviers. La municipalitéannonce que le Teil l'a avertie à minuit que les brigands marchent sur Montélimar après avoir saccagé Romans, Livron et Loriol. Bourg en donne immédiatement avis à Pont St-Esprit et le conseil se déclare en permanence. A 9 heures, une lettre plus inquiétante encore arrive de Pierrelatte : « Les brigands seraient du côté de Chabeuil..…. Cette troupe laisse de côté les villes où l’on se défend et brûle les villages. Nous allons faire dresser un feu sur notre rocher et, au premier avis et inspection des brigands, ce feu sera allumé... Alors, secourez-nous ». L'émotion n'est pas moins vive à Viviers. € On s'assembla ici dans la nuit, écrit Flaugergues, on délibéra longtemps sur les précautions qu'on avait à prendre... À la pointe du jour, on Larricada les portes. On ne laissa ouvertes que celles de la Trau et de Riquet. On fit murer la porte et les fenêtres d’ure maison ouvertes sur les remparts, on posta des sentinelles partout !. Elles avaient l'ordre de tirer si elles apercevaient quelque mouvement. Un peu après 10 heures, l’une G’elles làächa un coup de fusil pour faire peur à des enfants qui volaient des poires dans un jardin de la Roubine. L’alerte devint générale ; tous couraient dans les rues armés de ce qu’on avait pu trouver. Les femmes jetaient les hauts cris en criant : « Miséricorde ! » Elles se réfugièrent dans la cathédrale. Le prêtre, qui n'était heureusement qu'aux premières oraisons de la grand'messe, quitta au plus vite ses ornements... pour se sauver. Les chanoines firent de même. » Et Flaugergues ajoute : &« La crainte des brigands fut générale. À Beaucaire, tous les marchands fermèérent leurs boutiques. On laissa au milieu de la place un mort pour se sauver » ?.

C'est encore au milieu de la nuit que le Pouzin et le Teil avertissent Privas * et Villeneuve-de-Berg { qui se hâtent de prévenir

Page 1