‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 69 sur 396 · cf) Flaugergues p · texte numérisé non relu

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3. Manuscrit de Bernard St Arcons. Fonds Mazon chr. 12. 4. cf) Mollier, Recherches sur Villeneuve de-Berg p. 318-319.

Aubenas !. Etla nouvelle, s'enrichissant en route de détails inédits, gagne rapidement du terrain. Dans l'après-midi du 29, elle atteint Largentière ?, Antraigues, et la nuit suivante, elle touche Joyeuse * et pénètre jusqu'à Valgorge.

La menace des brigands provoque immédiatement une erganisation défensive du pays. Chaque ville, chaque paroisse se préoccupe de pourvoir à sa sécurité et de porter secours à ses voisins. Le premier soin de la municipalité est de dresser un rapide inventaire de ses ressources en soldats, armes et munilions. Partout où se trouve une garnison, on fait appel. aux troupes de ligne, et, comme les détachements dispersés dans les principaux centres sont très minimes, on adioint à ce premier noyau les éléments de la milice bourgeoise. Pour rewforcer cette petite armée, toutes les communautés lèvent des volontaires et les organisent en compagnies. A Villeneuve-de-Berg, l'émoi est si grand qu'on décide immédiatement la mobilisation de tous les hommes valides de 16 à 60 ans #. La difficulté était d’armer et d'équiper tous ces soldats improvisés. Les habitants sont invités à déclarer leurs armes et à les déposer à la maison commune. S'il le faut, on fera des perquisitions dans les maisons particulières pour obliger les récalcitrants à s'exécuter.

Malgré l’'empressement général à déférer à ces réquisitions, les municipalités constatent avec inquiétude que les moyens de défense sont déplorablement insuffisants dans des circonstances aussi critiques. À Viviers, les fusils réunis à l'hôtel de Ville ne permettent d’armer qu'une seule compagnie. Bourg St Andéol n'a trouvé dans la ville que 25 livres de poudre et 12 livres de balles. Chaque paroisse s'efforce de compléter son armement. Viviers * envoie un messager en Forez pour acheter une cinquantaine de fusils à St- Etienne. Tournon réussit à s'en procurer une centaine avec un quintal de poudre et des balles ÿ. Bourg-St-Andéol expédie un exprès à Pont St Esprit pour demander au commandant de la citadelle 200 fusils et des munitions *. A défaut de fusils, on accepte

. Manuscrit de Delichères p. 18-23.

. Arch. mun. de Largentière BB 47 p. 31-35.

Délibérations municipales de Joyeuse. Fonds Mazon F 12.

. Mollier. Recherches sur Villeneuve-de-Berg p. 319.

. Archives municipales de Viviers BB 12.

. Arcb. de Tournon citées par Delarbre p. 269.

. Le 30 juillet, le commandant de Pont St Esprit répond qu'il ne peut fouruir des fusils, mais qu’il a fait mettre le canon en batterie et qu'en eas de danger, on peut se retirer sous sa protection Procès-verbal du comité de Bourg- St Andéol. À Largentière, on répare hâtivement les armes de la bourgeoisie, cf mémoire des dépenses 29 juillet 1789 arch. de Largentière CC 105 et EE 1.

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