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les sabres et les pistolets aussi bien que les haches et les fourches, et, tant bien que mal, on arrive rapidement à équiper et à armer ces nouvelles recrues.
I] semblait naturel pour les encadrer de faire appel à la noblesse qui, ayant servi à l’armée, avait des connaissances militaires et une certaine pratique du commandement. Et, de fait, dans beaucoup de paroisses rurales, c'est souvent le scigneur qui prend la tête de cette milice ; mais, dans les villes et la plupart des bourgs importants, là surtout où les bruits de connivence des aristocrates avec l'étranger et les brigands se sont perfidement répandus, là où l'invasion des Piémontais apparaît liée aux efforts des contre-révolutionnaires, on écarte résolument des cadres tout gentilhomme, même libéral, parce que son seul titre de noble semble en faire un adversaire des aspirations populaires et une menace pour la sécurité générale. A Aubenas, le Comité, nommé à la première annonce du danger pour dresser un plan de défense et d'organisation militaire, ne comprenait que des gentilshommes comme le chevalier de Malhan, de Colonne, etc... tous, anciens officiers de l’arraée. « Pendant qu'ils s’en occupaient, écrit Delichères, Jean Meynier, perruquier et cafetier, arrive et déclare, au nom de plus de 50 citoyens par qui il se dit envoyé, que la jeunesse ne veut point de nobles pour chefs et il parle aux commissaires du ton le plus déterminé. Il avait deux pistolets appendus à la ceinture... Les commissaires et le reste de l'assemblée se séparèrent là-dessus sans projet... » !. Ien fut de même un peu partout ?, mais, si on exclut les nobles de tout commandement, on les force cependant à marcher avec les troupes car ils pourraient être dangereux à l'arrière.
C'est aux officiers de ligne qu'on fait appel de préférence. Bourg- St-Andéol confie le détachement qui part au secours de Pierrelatte au lieutenant Pasquet. Tournon et Villeneuve-de-Berg placent leur milice sous les ordres dan commandant de la garnison *. Largentière charge le chevalier de Vinezac de se concerter avec le capitaine des chasseurs de Roussillon #. Aubenas, après l'échec descommissaires, désigne, comme colonel, le lieutenant de milice Roger ; et Dalmas,