‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 71 sur 396 · Arch. de Largentière BB 47 p · texte numérisé non relu

Arch. de Largentière BB 47 p

son beau-frère, est élu lieutenant-colonel !. Tous les autres grades sont donnés à d'anciens soldats. Seule, Joyeuse appelle un noble, St-Sernin, maréchal de camp, au commandement général de sa petite armée ?.

En même temps qu'on se défie des aristocrates, on s'inquiète des étrangers qui pourraient s’'infiltrer dans le pays pour favoriser les menées des brigands et leur préparer la voie. A Joyeuse, lassemblée décide « que tout cabaretier sera obligé dès qu'un étranger arrivera chez lui, de quelque qualité qu’il soit, d'en venir donner le nom et la résidence, à peine d’une amende ou autre peine plus forte » 5, À Bourg-St-Andéol, le poste de la garde bourgeoise du Rhône est chargé de vérifier les passeports des voyageurs transportés par le coche d’eau #. À Aubenas, sans l'intervention de Delichères, on se disposait à arrêter le courrier de Montélimar et à violer le secret de la correspondance, sous prétexte qu’ «il pouvait apporter des lettres intéressantes à connaître de la part des nobles 5.

Les troupes, levées à la hâte et armées de « fusils, pistolets, sabres, haches et fourches », en quelques heures sont prêtes à marcher. Bourg-St-Andéol envoie le 29 à midi un premier détachement de 50 hommes à Pierrelatte et en prépare un deuxième de 200 hommes pour l'après-midi, Privas, dès 9 heures du matin, le 29, met en route deux compagnies à l'effectif total de 300 hommes. Arrêtées à Coux par une prétendue lettre du curé de Loriol annonçant que les brigands se sont retirés, elles rentrent à Privas à 11 heures, mais à midi, nouvelle alerte, les brigands ont reparu et les compagnies repartent *.

Les bords du Rhône, de Lavoulte à Bourg-St-Andéol, dès l'après-midi du 29, regorgent de troupes et les milices des régions plus éloignées vont arriver. Les cammunes voisines de Privas annoncent le lendemain qu'elles ont levé huit mille hommes prêts à se porter au Pouzin. Aubenas, qui a perdu du temps à discuter, n’est en mesure de partir que le 30. « À 9 heures du matin, écrit Délichères, nous étions plus de 300 hommes, en armes et en guêtres,

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