Fonds Mazon chr
3. Fonds Mazon chr. 13. Cf) aussi revue du Vivarais du 15-4-1903.
4, Rapport de la sénéchaussée de Villeneuve-de-Berg Mollier p. 320-321.
5. Requête adressée par le procureur du roi de Villeneuve-de-Berg au sénéchal du Vivarais pour demander autorisation de faire publier le monitoire, citée par Paul d'Albigny dans Revue du Vivarais, 15-2-1894 p. 94-96. :
6. À en croire les mémoires de Flaugergues père, de Viviers, ces destructions d'archives se poursuivront durant tout le cours de la Révolution. Le 10 novembre 1791, à Viviers, on remplit un tombereau de titres de l'évêché, du chapitre, de la municipalité, du séminaire, des seigneurs, qu'on brûle dans la cour du séminaire. Flaugergues ajoute que la municipalité s’est chauffée une partie de | hiver avec des liasses de papier et des rouleaux de parchemin. Cf) Arch. Ard. Manuscrit de Flaugergues p. 172. Cf) aussi Fonds Mazon chron. T-13.
qui explique leur acharnement contre les maires ou officiers municipaux, juges, seigneurs, bourgeois qui onteu des démêélés en justice avec la collectivité ou même avec de simples particuliers. A Aubenas, on somme l’aucien maire Roussel de restituer les dépenses d’un procès qu'il a gagné trois ans auparavant contre la communauté devant la Cour des Aides. ! À St Maurice d'Ibie, un paysan écrit, le 18 août, à un bourgeois de Villeneuve-de-Berg qu'il viendra avec 400 hommes mettre le feu à sa maison, s’il ne lui envoie immédiatement 150 livres pour frais d'un procès qui remonte à vingt ans. ? Le 19 août, plusieurs habitants de Tain, armés de sabres, exigent de Larnage, leur seigneur, * la restitution de l'amende qu'ils ont dû payer quatorze ans auparavant pour avoir tué ses pigeons. à
Ce procédé de chantage est surtout fréquent dans les bandes où affluent les brigands de profession.Plutôt que de brûler et de détruire sans profit, ilsestiment plus avantageux et plus lucratif de faire composer leurs victimes. [ls les exempteront du pillage et de l'incendie moyennant une somme fixe. Degout, fameux scélérat condamné à plusieurs reprises par coutumace, met ainsi à contribution plusieurs villages de la montagne et sème l’effroi jusqu’à Villeneuve, en publiant son intention de venir forcer les portes de la prison pour délivrer ses compagnons. !
Parfois le mouvement prend un caractère nettement anarchique et agraire. Les habitants de Thueyts, Montpezat, Burzet, chassent les consuls, juges, procureurs fiscaux, arrêtent et rançonnent les voyageurs. Le commerce est interrompu et le travail des champs déserté. Le conseil de Thuevts s’attribue le droit de vie et de mort sur les personnes et prétend disposer souverainement de toutes les propriétés. 5 Sur les bords du Rhône, la population riveraine occupe les îles ° et s'empare des produits de la récolte malgré les réclamations des fermiers et des propriétaires. Au Teil, les paysans arrêtent
. 1: Rapport de là sénéchaussée de Villeneuve-de-Berg. Mollier p. 320.