‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 73 sur 396 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

6. La succession du prince de Soubise à Lavoulte. Revue du Vivarais 15-6- 1901. p. 277. Lettre de Fuzier à Latache le 5 août 1789.

encore les convois de blé sur le Rhône et se partagent les grains !. Dans la montagne, les habitants mettent en coupe réglée les bois des abbayes de Mazan, de Bonnefoy et des Chambons.

Encouragés par l'impunité, les émeutiers passent bientôt du volet du pillage aux voies de fait sur les personnes. L'occasion est propice pour assouvir les vengeances collectives ou particuliéres. Les prieurs de Lugdarès et de Sablières sont insultés et obligés de fuir précipitamment. ? A St Maurice l’Inférieur, «le curé a été -excédé dans la sacristie au moment où il allait célébrer l'office divia, un jour de dimanche, et il a été chassé de la paroisse par les habitants conduits par les consuls. » :

Ces violences qui sont rares à l'égard des curés et prieurs se renouvellement fréquemment contre les seigneurs, juges, procureurs et même les simples bourgeois et citadins. À Aps, le juge est cruellement maltraité, ainsi que ses enfants, et on lui vole son argent. Le procureur fiscal ne peut échapper aux bandits qu'en sautant précipitamment d'une fenêtre fort élevée. ! Le 15 août, Degout essaie de tuer la femme et la fille d'Almeyras de Brès, beau-père du lieutenant criminel de la sénéchaussée, le 25, il revient à la charge et met le feu à un corps de bâtiment. ?

Dans le haut Vivarais, la crise fut plus bénigne. Si le pays n'échappa pas à l’effervescence générale, nulle part on ne signale de sévices contre les personnes. À Bozas, ‘où le seigneur était bien vu de la population, on se borna à détruire les terriers. Il en fut de même à Lamastre, 7 à Satillieu et dans toutela région #. L’agitation s’apaisa très vite.

1. La Jacquerie dans le Vivarais de 1789 à 1793 par Firmin Boissin. Nantes. 1883 in-8. 30 p. 8 ; cf) aussi arch. nat. H 942!. Observation de Balainvillers,intendant de Languedoc, le 30 octobre 1789. « L'épouvante dont toutes les communautés sont saisies, plus forte que toutes les lois,arrête la circulation (des grains) et fera éprouver la disette au sein même de l'abondance. »

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