‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 77 sur 396 · cf) aussi Fonds Mazon F · texte numérisé non relu

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qui décident les patriotes à grouper et à utiliser dans un but de défense sociale cette masse de soldats encorearmés.

Le 2 août, Aubenas, ! pour parer à de nouvelles alarmes, réorganise sa milice et la divise en quatre compagnies. Les Vans, ? le8 août, établissent un corps de garde pourla surveillance des étrangers. Largentière # qui vient de donner le 16 un caractère permanentà sa milice, pour se défendre contre les perturbateurs de la paix publique, élabore pour elle un règlement méticuleux de gardes, patrouilles etexercices militaires. Tous les grands centres : Tournon, Bourg-St-Andéol, Viviers, Privas, Vernoux, Burzet, Montpezat,.….. { font de même durant le mois d'août. Et ainsi, sur la levée toute spontanée de la fin juillet, se greffe bientôt une organisation encore sommaire d’une force armée de citoyens sous le nom général de milice bourgeoise.

C’est cette milice bourgeoise qui, en se transformant dans un sens plus démocratique et en pénétrant un peu partout, donnera naissance à la garde nationale. De bonne heure, les ouvriers et artisans des villes réclament leur place dans cette armée nouvelle. A Villeneuve-de-Bergÿ, les patriotes, pour leur donner satisfaction, créent, malgré l'hostilité des officiers de la sénéchaussée, de nouvelles compagnies où les recrues populaires voisinent avec les éléments bourgeois. Il en est de même à Aubenas, à Annonay, à Bourg St Andéol, à Largentière et dans tous les grands centres. ® Peu à peu, l'exemple des villes s'impose même aux campagnes les plus reculées. Si, durant l'été, les travaux trop pressants laissent peu de liberté aux paysans, dès le mois d'octobre, la moindre paroisse se fera un point d'honneur d'avoir elle aussi son armée patriote, et, comme la gloriole ne perd jamais ses droits, il n’y aura si petite troupe qui n'ait au moins un ou deux colonels ou lieutenant-coloneis à sa tête, À l’origine, le rôle de cette armée est assez précis. Il s'agit de défendre sa sécurité menacée. Le 25 août, la milice de Chambonas refoule la troupe de Degout, qui attaque les propriétés de d'Almeyras,

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