Cf) archives municipales. Fonds Mazon F. 12, 16 et 23. K
et lui tue ou blesse plusieurs partisans. ! Souvent elleest employée à réprimer les dévastations et le pillage des forêts domaniales. Elle assure la circulation des grains sur le Rhône, protège la liberté des transactions, fait la police des marchés et des cabarets,surveille les étrangers, toujours suspects, examine les passeports, aide à l'application des décrets et prête son concours aux Comités permanents dans. leur lutte contre les aristocrates ?.
Mais toute cette activité ne va pas sans difficulté. Les droits, les attributions et les pouvoirs respectifs des municipalités, des Comités permanents et des chefs de cette garde nationale sont mal délimités. Souvent il y a desordres contradictoires émanant de ces diverses autorités. Lorsque les officiers appartiennent au parti patriote, ils suivent volontiers les impulsions des Comités, et, en cas de désaccord avec le corps municipal, il n'hésitent pas à se dresser contre lui et refusent de lui obéir. * [l arrive même dans certains centres, comme à Villeneuve-de-Berg {et à Joyeuse , que chaque parti crée une force à son image et alors on a deux troupes antagonistes, l’une de tempérament plus aristocrate et l’autre, formée par les patriotes, de sentiments plus révolutionnaires. Il en résulte des rivalités violentes, des luttes parfois sanglantes qui prennent les allures de guerre civile. C’est le gâchis, le désordre et l'anarchie.
Peu à peu cependant, à mesure que les Comités permanents deviennent moins actifs, qu'ils se fondent de gré ou de force avec les municipalités et que le nouveau régime semble accepté par tous, les occasions de conflits se font plus rares et l’état d'esprit des gardes nationales, dans la période de réorganisation définitive, en octobre 1789, évolue et se transforme sous des influences diverses. Et d'abord, tout le monde est las de cette agitation stérile. Les injustices révoltent et, de plus en plus, l'opinion publique voit de mauvais œil les exagérations et les vengeances mesquines des Comités per-.
1. Archives de Chambonas. Copie de Canaud. Fonds Mazon chr. 19. Le 30 août, la municipalité demande une gratification pour les 150 bons citoyens de la Communauté qui pendant trois jours ont donné la chasse aux brigands « dépensé leur argent et perdu leurs Journées. »
2. Archives de St Agrève, Joyeuse, Aubenas, Largentière, Les Vans, Villeneuve-de-Berg. Fonds Mazon, chron. 12, 13 19 et F 12, 16 et 23.
3. Arch. municipales de Joyeuse. Fonds Mazon F. 12. Le 22 novembre 1789, la municipalité de Joyeuse casse de son grade Valoubière j out avoir refusé d’exé- “uter les ordres donnés.