‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 91 sur 396 · Délibération du 29 novembre. Arch. nat. D 1v bis · texte numérisé non relu

Délibération du 29 novembre. Arch. nat. D 1v bis

10. Délibération du 25 novembre. Arch. nat.D 1v bis 4. 11. Arch. de Largentière BB 48, séance du 26 nov. 1789.

.de Privas !. Les députés d’Annonay ne sont pas insensibles à ces appels de la petite patrie, et leur lettre du 26 novembre prouve que toute négociation avec le Velay est déjà rompue. Le haut et le bas Vivarais oublientleurs divergences pour se rallier aux dispositions primitives du Comité qui sauvegardaient et respectaient l'unité du pays.

D'après ce projet, dont les détails étaient susceptibles de modification, le Vivarais formait un dépariement assez faible d'environ :300 lieues carrées. L'occasion était propice de renforcer son importance, en groupant dans ses frontières toutes les paroisses que lui -rattachait une communauté d'intérêts et de sentiments. Du côté du Velay, il s'agissait de faire aboutir ses vieilles revendications sur les parties disjointes des sénéchaussées d'Annonay et de Villeneuvede-Berg qui étaient justiciables du Puyet de régler, à son avantage, le sort des enclaves du Forez, du Dauphiné et sutout de l'Uzège, Enfin il convenait de profiter des circonstances favorables pour assurer: à la petite province ses limites natureiles, par l'annexion des -cantons de Bourg-Argental, Pélussin et Chavanay, qui, au sud et à l'est du mont Pilat, étaient le complément géographique du Vivarais. Tel fut le plan ? que les députés d’Annonay et de Villeneuve- -de-Berg présentèrent au Comité, le 15 janvier 1790, en faisant remar- -quer que son adoplion aurait l'heureux avantage de donner au dé- -partement l'étendue normale prévue par l’Assemblée nationale. ÿ

Les négociations prirent au début une tournure favorable. La restitution des enclaves du Forez et du Dauphiné ne soulevait pas de difficultés. Le Nimois, fort de son étendue, consentait à abandonner quelques paroisses de l'Uzège et on pouvait espérer que le Lyonnais, qui, avec le Forez et le Beaujolais, formait un départe- ‘ment bien supérieur à la moyenne, cèderait facilement la région de Bour.-Argental, sinon celle de Pélussin et de Chavanay plus rappro- -chée de Lyon. * Quant au Velay, s'il devait constituer une unité administrative distincte, le décret du 8 janvier 1790 * prévoyait

1. Arrêté du Comité permanent du 18 nov. 1789. POS 6 p. s. 1. n. d. Arch. nat. AD xvi 20.

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