‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 92 sur 396 · Arch. nat. Div bisf · texte numérisé non relu

Arch. nat. Div bisf

3. D'après le plan du Comité accepté par l’Assemblée nationale, les départements devaient avoir en moyenne 324 lieues carrées.

4. Les députés du Vivarais ne semblent pas avoir insisté beaucoup sur la ces- -sion de Pélussin et de Chavanay.

5. Réimpr. du Moniteur T. 3 p. 84. — « L'Auvergne en réunissantle Velay ‘forme 3 départements. »

pour lui un arrangement avec l'Auvergne. Le succès semblait donc assuré et le Vivarais se croyait à la veille de réaliser le rêve de son unité quand soudain tout fut remisen question par les oppositions inattendues du Velay et du Forez.

Le Velay, malgré ses agrandissements sur l'Auvergne, reste trop petit. Le principe d'un département lui est cependant acquis, et les commissaires adjoints ! au Comité de Constitution sont disposés à lui accorder toutes les paroisses voisines qui manifesteront l'intention de s'unir à lui. Aussi, pendant que les députés du Vivarais, confiants dans l'excellence de leur cause, négligent les petits moyens, le Velay intrigue-t-il fort habilement. Il profite des jalousies locales pour solliciter dans toutes les communautés contestées des adresses favorables à leur annexion au Puy. Ilessaie de circonvenir St-Agrève qui résiste, mais, avec l'adhésion des Vastres et de Chandeyrolles, il gagne l’assentiment de Fay le Froid, ? en faisant miroiler à ses yeux l'avantage d'un district que sa position excentrique ne lui permettrait pas d'obtenir en Vivarais. Si une proposition analogue n'arrive pas à entraîner la défection de Pradelles * ni de la plupart des communautés qui ant voté au Puy, le Velay, « par l'appât de vaines promesses et le tableau de fausses alarmes, » ‘ réussit cependant à recueillir quelques signatures individuelles et à capter quelques adhésions locales. Il en profite pour réclamer toutes les « eaux pendantes à la Loire » et accumule mémoires sur mémoires pour démontrer que,non seulement leur proximité, mais tous leurs intérêts commerciaux et agricoles exigent l'union de ces paroisses à son département. °

Le Comité, ébranlé par ces arguments et convaincu que ces pétitions traduisent bien l'opinion et les sentiments intimes du pays; se résout à donner une satisfaction partielle aux députés du Puy en. laissant espérerun dédommagement au Vivarais dans le Forez. "

Mais à peine cette décision est-elle arrêtée que le Lyonnais, à

1. Pour alléger la tâche du Comité de Constitution, on lui avait adjoint, le 30 novembre 1789, quatre commissaires qui s'occupent des détails de la nouvelle division du pays : Dupont de Nemours, Bureaux de Pusy, du Bochet et Gossin. Bureaux de Pusy fut remplacé, le3 février 1790, par Cernon. Cf) La formation du département de l'Aisne par Hennequin p. 62.

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