cf) Brossard. Le département de la Loire p
2. Réimpr. du Moniteur T. III p. 226. St Martin fait valoir : {° que l’éten- -due du département du Vivarais n'excède pas 280 lieues, tandis que celui du Lyonnais s'étend sur près de 400 ; 2° que la nature indique la nécessité de comprendre le canton de Bourg-Argental dans le département du Vivarais, la charpente du monde séparant le canton de Bourg-Argental du pays du Forez par une montagne inaccessible ; 3° que les relations de commerce et le vœu général des habitants de Bourg-Argental et de ses environs, à l’exception des gens d’affaires, lient le canton de Bourg-Argental au Vivarais.
3. Ils soutiennent que les convenances générales et le vœu des administrés sont d'accord pour retenir la ville de Bourg-Argental et ses environs dans le département du Lyonnais et ils concluent à fortiori que la provision soit accordée à la possession.
4. Réimpr. Moniteur T. IT p. 226. « L'Assemblée nationale décrète, d’après l'avis du Comité de Constitution, que le Bourg-Argental, toutes les paroisses et tous les lieux en dépendant, faisant partie du Forez, demeureront provisoirement au département du Lyonnais, Forez et Beaujolais, sauf la liberté pour les habitants de ce canton de se réunir au Vivarais lorsqu'ils le jugeront utile. »
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Les députés du bas Vivarais le pensèrent et, dans un mémoire! rédigé à la hâte dans la nuit du 25 au 26 janvier, Espic. tenta un dernier et vigoureux effort pour faire rapporter la décision du Comité. Il refait l'historique de la formation du département et résume les tentatives faites pour l’étendre du côté de l'Uzège et du Forez. « Pendant quele Vivarais cherche ainsi à suppléer à l'insuffisance relative de ses limites, il a vu le Velay qui le confine sortir impétueusement des siennes pour tenter une irruption sur son territoire. » Mais « si ceux qui n’ont point de superflu ne peuvent rien céder, combien moins peut-on demander des abandons à ceux qui manquent presque du nécessaire. » Le Velay a accepté de composer avec l'Auvergne ; pourquoi vient-il rompre à présent « l'accord de toute une vaste province qui ne peut être troublée dans une extrémilé sans que, par des indemnités successives, la secousse se fasse sentir jusqu à l'extrémité opposée ? » Les communautés qu'il réclame, au nom de leur intérêt, sont seules juges de leurs avantages et de leurs convenances. Quant aux délibérations surprises par le Puy, elles « ont été accordées par la faiblesse à l'importunité» et sont « l'ouvrage de quelques individus sans caractère et sans qualité pour trafiquer ainsi du sort de leur concitoyens, sans aucun mandat de leur part. » De plus, elles «ont été révoquées par une délibération subséquente. »
Le Vivarais peut bien tolérer la disiraction de Fay, les Vastres et Chandevyrolles qui ont exprimé un vœu formel de séparation, il ne saurait abandonner sans ingratitude une région qui déclare «que l'intérêt des citoyens de cette contrée exige impérieusement qu'ils restent unis, comme ils l'ont toujours été, à l'administration du Vivarais ». Si le Comité conserve encore le moindre doute sur les sentiments inlimes du canton de Pradelles, une nouvelle enquête s'impose. En attendant, le droit exige que le Vivarais garde la possession jusqu'à ce que ces paroisses « aient énoncé un vœu contraire», On ne saurait sans injustice lui refuser le traitement que l’Assemblée nationale vient d'accorder la veille au Forez. «Mais il ya plus, car lorsque le Comité, après avoir proposé la réunion de quelques paroisses du Forez au Vivarais, propose maintenant de démembrer quelques paroisses du Vivarais pour les annexer au Velay, il est bien seasible qu'il a voulu compenser le préjudice du démembrement par l'indemnité de la réunion. Or, qu'arriverait-il si,