‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 95 sur 396 · Arch. Ard. L · texte numérisé non relu

Arch. Ard. L

après n'avoir ordonné cette réunion que d’une manière éventuelle, ce démembrement pouvait avoir lieu d'une manière définitive ?.... L'échange d’une perte certaine avec la chance d'un remplacement très douteux violerait toutes les règles de l'équité. »

Les arguments d'Espic auraient pu faire impression s'ils avaient été produits plus tôt, mais, à ce moment, le siège du Comité était fait. Il ne voulut pas revenir sur sa décision et, le soir même, il soumettait à l’Assemblée nationale l'attribution de Pradelles au Velay !. Les députés du Vivarais essayèrent vainement d'obtenir la parole pour empêcher l'Assemblée de sanctionner cette: injustice. Fatiguée de toutes ces discussions, eile refusa de les entendre ? et porla le décret suivant : «... que les limites entre le Velay et le Vivarais restant telles qu'elles existent dans les parties non contestées, la démarcätion dans les points litigieux sera telle que les paroisses de Coucouron, La Vilate et Lespéron et toutes celles. à l’ouest de ces premières appartiendront au département du Velay. et que les paroisses de Chandeyrolles, Fay le Froid et les Vastres. qui réclament et demandent formellement leur adjonction au département du Velay y seront réunies, sauf, dans ce dernier cas, à laisser au département du Vivarais celles de Lesperon, Coucouron et La Vilate » *.

C'était un grave échec qu'une tactique plus adroite aurait pu préveni:. Il n'est pas douteux, en effet, que, siles adversaires du Vivarais par leur ingénieuse aclivité ont su préparer celte solution regrettable, ce sont les fautes, la négligence et l'incapacité de ses propres défenseurs qui l'ont rendue inévitable. En toute occasion, les députés du Vivarais manquèrent de prévoyance, d'imagination et d'à propos. Il leur eut été facile de contrecarrer l'action du Puy en provoquant, comme le firent les députés du Forez pour Bourg- Argental, de nombreuses adresses et délibérations des paroisses menacées-et en faisant appelà des députations locales qui seraient venues plaider leur cause devant le Comité. Ils ne surent pas éclai-

rer leurs juges sur le véritable sentiment des populations, et ils lais-

sèrent les députés du Velay donner l'impression quela plus grande

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