‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 96 sur 396 · Réimpr. Moniteur T. II p · texte numérisé non relu

Réimpr. Moniteur T. II p

2. cf) adresse des députés de Pradelles à l'assemblée du département de

l'Ardèche. arch. Ard. L 344

. 3. Par ce même décret, les paroisses de Colombier le jeune, Rochebloine, Pailharez et Rozières enclavées dans le'Vivarais et dépendantes du Forez étaient réunies au département de Vivarais. Réimpr. Moniteur T. III p. 233.

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chement au Puy. Ils s'avisèrent trop tard de leur imprévoyance et, même à ce dernier moment, ils ne purent produire que. quelques pétitions isolées, appuyées d'une soixantaine ! de signatures,et non un faisceau compact de protestations qui auraient frappé le Comité et l’auraient probablement décidé à maintenir la possession provi- . soire au Vivarais.

Il en fut de même pour Bourg-Argental. Là encore, les députés d'Annonay se présentent les mains vides. Aucune adresse, aucune délibération ne vient appuyer leurs revendications, Ils avaient pourtant une excellente occasion de jouer, comme ils tentérent de le faire plus tard, ? de l'hostilité de St Sauveur en Rue contre Bourg- Argental. Et même, avec un peu de finesse et de diplomatie, il n'aurait sans doute pas été impossible de recueillir des adhésions individuelles et des signatures favorables au Vivarais jusque dans le chef-lieu même de la région contestée. Les organisateurs de la campagne d'annexion et leurs auxiliaires furent au-dessous de leur tâche.

Peut-être aussi l'entente entre députés d'Annonay et de Villeneuve-de-Berg n'était-elle nas parfaite. Les uns etles autres oublient trop facilement l'intérêt général de la petite province pour ne considérer que les avantages particuliers de leur région. Et, au cours de ces négociations, il semble bien que la rivalité latente qui existait entre le Nord et le Midi se soit réveillée et n'ait pas été étrangère à leur échec. Boissy d'Anglas et St Martin ne paraissent pas avoir défendu avec grande énergie, au moment utile, les droits du pays sur le canton de Pradelles. Ils redoutent la prépondérance du bas Vivarais, déjà fortifié du côté de l'Uzège. Les députés de Vilieneuve-de-Berg, à leur tour, se défient d'Annonay * et craignent d’accroître son influence en appuyant ses prétentions sur le Forez. En attendant, soit jalousie, soit manque d'entente, soit négligence de ses représentants, le pays fut frustré dans ses espoirs d’agrandissement et non seulement ne gagna rien en Forez, * mais encore per-

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