‹ La révolution de 1830 et le véritable Parti républicainChapitre 21 sur 131 · RESPECT POUR LES AÏEUX ET POUR LES SOUVENIRS DE LA PATRIE · texte numérisé non relu

RESPECT POUR LES AÏEUX ET POUR LES SOUVENIRS DE LA PATRIE

Un autre objet que le gouvernement national aurait regardé comme d'une haute importance, eût été de rétablir la vénération des aïeux , le respect de la vieillesse et des services rendus au pays.

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Ce sont aussi des maximes fondamentales de tout gouvernement libre; et c'est pour cela que les doctrinaires ont mis tout en œuvre afin de remplacer ces. sentimens par la dérision pour nos ancêtres, et le mépris de leurs vertus. Et dans quel temps, bon Dieu ! nous prèche-t-on ce mépris de nos pères? C'est après que deux siècles de génie nous ont rendus l'admiration dumonde, c'est après que vingt ans de prodiges guerriers ont élevé notre gloire militaire aussi haut que nos triomphes dans les arts! Des gens dont tous les travaux se réduisent peut-être à des courses pour la réélection des 221, tous les exploits à des toasts portés à la Charte et au grand Royer-Collard, viennent traiter les auteurs de la constitution de 91 , les vainqueurs de Fleurus, d'Arcole et d'Héliopolis de génération décrépite, d'hommes sans énergie, voilant sous de belles manières la faiblesse de leur corps et la sécheresse de leur âme !

Un pareil scandale est ce qui pourrait le plus portera désespérer de la patrie. Il n'y aurait rien à faire d'un peuple où la jeunesse accueillerait ces maximes. Condamnés à mépriser leurs pères, et à se voir mépriser par leurs fils, ces hommes, si tant est que de pareils êtres méritassent encore ce nom , n'auraient jamais aucun sentiment qui put élever leur âme; concentrés dans l'ignoble

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égoïsme delà plus absurde suffisance, ils se hâteraient d'admirer leurs chefs-d'œuvre éphémères, qu'ils sauraient devoir, par ce qu'on appelle le progrès, devenir bientôt la risée de leurs neveux. La chaîne de sentimens et de pensées qui forme l'éducation des peuples serait rompue, l'espèce humaine ne pourrait plus subsister en société.

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