‹ La révolution de 1830 et le véritable Parti républicainChapitre 93 sur 131 · SIGNE, AUCUN DRAPEAU · texte numérisé non relu

SIGNE, AUCUN DRAPEAU

«Sans doute , il y a eu , dans ces réunions, il y a «e*u, dès le 26 juillet, des hommes qui voulaient •«prendre part à la révolution. La Tribune a enre- «gistré leurs noms, et l'histoire ne les oubliera pas. «Mais M. Guizot fut toujours de la majorité qui «ne voulait pas de révolution. Certes, si, comme «le prétend M. Guizot, les députés s'étaient comte promis dans cette lutte, leur conduite eût été «bien différente; ils auraient voulu, comme nous, « les lois municipales et électorales de 9 1 , les volon- « taires de 91 , les garanties données au commerce «et à l'industrie en 91 , enfin toutes les mesures «qui pouvaient aider la France à repousser la coa- « lition et Henri V. Mais il en est plusieurs qui sont «bien tranquilles; ils savent tout ce qu'ils auraient «à répondre pour leur défense.

«Tandis qu'on nous conduirait à l'échafaud, ils « recevraient peut-être des places et des honneurs , «car ils nous ont empêché de fermer pour jamais

( 120 ) «nos frontières aux phalanges ennemies et à ces « rois qu'elles traînent à leur suite comme dernières «armes contre la France.

« Du reste, lors même que la Chambre serait ren- «voyée devant les anciens collèges électoraux, la «majorité actuelle ne serait sans doute pas réélue. «Les grands événemens s'approchent ; il est temps «de prendre un parti; les électeurs doivent le sa- «voir. S'ils veulent qu'on résiste à la coalition, ils «choisiront des députés résolus à marcher avec «Lafayette, Mauguin, Salverte, Barot; s'ils vouaient reprendre Henri V, ils lui enverront des par-* «tisans décidés et hardis. »

28 Février 1831.

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