‹ La révolution de 1830 et le véritable Parti républicainChapitre 97 sur 131 · DE L'AJOURNEMENT DE LA CHAMBRE · texte numérisé non relu

DE L'AJOURNEMENT DE LA CHAMBRE

Depuis qu'avec une légèreté toute française, ministres et députés ont décidé la dissolution de la Chambre, de graves et tardives réflexions sont venues préoccuper tous les esprits relativement à cette mesure.

On a senti que la révolution n'avait de résistance contre elle-même que dans la Chambre des députés, et que sans elle le gouvernement se trouverait sans appui moral contre le parti du mouvement ; qu'alors il n'aurait à opposer aux exigences qui naissent du programme de l'IIôtel-de-Ville et des promesses de juillet qu'une volonté arbitraire.

On conçoit, en effet, qu'avec une Chambre des députés aucun mouvement annrchique ne pourrait emporter le pouvoir, puisque Patis fut -il même aubju|[u« mv oe roqwreineptj Kl fcwrëîfl

tion de la Chambre dans une autre ville maintiendrait encore le gouvernement.

Tels sont sans doute les motifs de ce mot d'ajournement de la Chambre, qui remplace aujourd'hui dans certains journaux celui de dissolution.

Si cette mesure était adoptée comme un moyen terme entre la promesse inconsidérée du ministère et l'intérêt du gouvernement, elle mettrait en évidence l'imprévoyance du conseil actuel, car on concevrait }a dissolution, soit qu'on voulût donner satisfaction au parti du mouvement, soit qu'on eut l'espoir de tromper ce parti en faisant revenir une Chambre pareille; mais si la dissolution n'a pas lieu, comment comprendre qu'on se prive des travaux de la Chambre, dans un moment où le provisoire est une des causes les plus puissantes de l'affaiblissement où l'on est tombé ?

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