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[lar décliner Thonnear redoutable et la lourde responsabilité qu'on voulait lui imposer; mais le général insista. Il rappela à son interlocuteur qu'en 1826 Laffîtte le voulait pour gendre; il ajouta que, si ce projet, dont le poète Déranger avait pris l'initiative en même temps que Kératry *, ne s'était pas réalisé, le ministre des finances n'en avait pas moins conservé pour le jeune pair des sentiments de confiance et d'estime. Il énuméra les services déjà rendus par Montalivet, les circonstances qui l'avaient mis en évidence. Ces services justifiaient le ministère d'avoir songé à l'appeler dans son sein, malgré sa jeunesse. Cette jeunesse, au surplus, n'était-elle pas une qualité, après une révolution dans laquelle l'École polytechnique, d'où sortait Montalivet, avait joué un si grand rôle? Pour traverser la dangereuse épreuve du procès des anciens ministres de Charles X, pour lutter avec succès contre les passions aveugles qui s'eflbrçaient de faire violence à la Cour des pairs par un coupable appel à la vengeance du peuple, ce qu'il fallait avant tout, chez le ministre de l'intérieur, c'était l'action, l'énergie, la