‹ La révolution en LozèreChapitre 102 sur 191 · L'abbé Jean-Baptiste Vanel · texte numérisé non relu

L'abbé Jean-Baptiste Vanel

Le i5 juin, pendant que les têtes de Jourdiery Chardon et Gigonzac tombaient à Mande, place d'An— giran, celle de l'abbé J.-B. Vanel, tombait sur la place d'Armes, à Saint-Flour.

Né à Albaret-Sainte-Marie, vicaire à Fraissinet-de- Lozère, la Révolution le trouva curé de St-Jean-de- Talhac, département de la Haute-Loire, mais diocèse de Saint-Flour. Après avoir refusé \e serment, il se retira dans sa famille, à Albaret, où les gorges abruptes de la Truyère offraient asile à d'autres prêtres, notamment à son frère, l'abbé Pierre Vanel.

Le 27 mai, on annonça tout à coup l'arrivée des patriotes de Saint-Chél}'. Pendant que ses confrères fuyaient vers les gorges, Jean Vanel gagna les champs et fut saisi après une course de vingt minutes, au moment où il allait atteindre les bois.

Les habitants d'Albaret, qui, dans une autre circonstance, avaient déjà arraché leur vicaire aux patriotes, accoururent au bois du Rocher-Blanc, propice aux coups de main; mais les soldats, au lieu de retourner à Saint-Chély, menèrent leur prisonnier à

1. lUilletin Lozère 1884. III, ]). 117. D61il)érat ions département*.

Arch. Evécho de Mende. Oonlorences de 1852 : Fontan.s. Le

Bleymard et Arzenc-de-Randon

» Abbé Rieus.set. Notice inanu-scrite

sur l'abbé r,i<;onzac.

Abbé Pourcher. op. cil., II. p. 571 et 574. Lettre de Gigonzac à

sa sœur et jugement df Gigonzac, Cliardon et Jourdier.

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Saint-Flour. Condamné à mort, il dit à quelqu'un^ qui lui marquait sa sensibilité : « Il nV a que deux pas de la prison à l'échafaud et un de l'échafaud au ciel ; je n'ai donc que trois pas à faire, pour arriver dans ma patrie. » Il prépara k la mort un complice de Charrier, Jean Fabre, tailleur.de Recoules-d'Aubrac ; alla à l'échafaud, en récitant le Miserere, et donna sa montre au bourreau K

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