‹ La révolution en LozèreChapitre 133 sur 191 · Arch. Lozère, L 135. Placards · texte numérisé non relu

Arch. Lozère, L 135. Placards

En signe de pardon, il avait donné sa montre à Boudon, qui l'avait nommé ; mais un paysan de Saint- Laurent ne pardonna pas et promit au délateur qu'un jour ou l'autre il aurait sa « peau ». Deux ans après, il fit une incursion chez lui, à La Rouvière, en compagnie d'autres paysans. « Fais ton acte de contrition, lui dit-il résolument, et demande à Dieu le pardon de ton crime »; puis, comme l'autre faisait des façons, il le tua d'un coup de fusil. Plus tard le rude paysan, prêt à paraître devant Dieu et pressé publiquement de confesser ce meurtre, refusa avec énergie, disant qu'il avait fait justice '.

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