‹ La révolution en LozèreChapitre 134 sur 191 · Pierre Bonnal · texte numérisé non relu

Pierre Bonnal

Le lieutenant Montagnon, qui venait de prendre coup sur coup le P. Janvier Savel et i'.abbé Delzers, ne tarda pas à mettre encore la main sur un partisan de Charrier, déjà condamné comme contumace par jugement du 25 juillet 1793. Le 2 thermidor an II — 20 juillet 1794, au cours d'une recherche de suspects, le lieutenant de gendarmerie aperçut un homme et line jeune fille à la lisière du bois du Sauvage, près de Bellecombe. Cinq volontaires vont aussitôt vers eux.

« Que faites-vous dans ce bois ? » demandèrent-ils.

— Nous nous cachons, dit l'homme simplement.

— Vous êtes donc prêtre ?

— Non, mais je suis décrété et voilà ma fille. » Conduits devant Montagnon, ils répondirent s'appeler, lui, Pierre Bonnal, et sa fille, Marie Jeanne ; qu'il était âgé de 5o ans, maréchal ferrant et aubergiste près Saint-Laurent-de-Muret.

1. Arch. Evêché de Mendc. Conférem-es de 1852, Salnt-Chélyd'Apcher.

Conduit à Mende, Donnai fut jugé le 3 thermidor et fusillé le lendemain, 22 juillet 1794, avant midi, sur l'esplanade de Marvejols. aux cris réitérés de « Vive la République M »

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