Labbé Michel- Ange de Bruges
Celui-ci n'a été ni pris ni exécuté eu Lozère ; mais le lecteur, qui l'a déjà rencontré au cours de cette histoire, ne sera pas fâché d'apprendre comment il a fini.
Né à Vallabrègue (diocèse d'Uzès), le 9 février 1743, de Jean-Baptiste de Bruges, chevalier de Saint-Louis, et de Gasparde de Castellane, Michel-Ange suivit d'abord la carrière des armes et fut nommé sous-lieutenant au régiment de Lamballe (Beaujolais). Un inspecteur le note ainsi en 1764: « Sous-lieutenant de Bruges, nouveau et neuf. » Mais sa vocation l'appelait -ailleurs.
En 1767, il quitta le service militaire ; en février 1771, il fut ordonné prêtre à Viviers et. en octobre de cette même année, il reçut de son oncle, Jean Arnaud àe Castellane, des lettres de vicaire général. Curé de Barre et prévôt du chapitre, il fut élu. en 1789, député suppléant du clergé de Mende aux Etats généraux, où il ne tarda pas à entrer par la démission de l'abbé Brun, curé de Saint-Chély.
Après la Constituante, il resta à Paris, où il fut arrêté une première fois, le 3i mai 1793 ; grâce au serment de liberté-égalité, à un passeport de Mende, à ses billets de garde et à sescontributi»>ns patriotiques, il fut relâché avec l'injonction d'être plus réservé dans