‹ La révolution en LozèreChapitre 136 sur 191 · Arch. Lozère, L 7li. Contre Joaii Pierre l'.-'imul · texte numérisé non relu

Arch. Lozère, L 7li. Contre Joaii Pierre l'.-'imul

-rses paroles. Arrêté une seconde fois, le 26 septembre 1793, il présenta les mêmes moyens de défense qu'au 3i et il y ajouta la preuve qu'il était chargé d'acheter des tissus pour son département ; mais on lui objecta son opposition comme député à la Constitution de 1790. « Il croyait, répondit-il, qu'elle ne valait rien, -qu'elle donnait trop de pouvoir au ci-devant roi. »

Cette défaite ne le sauva pas ; il fut maintenu en prison jusqu'au 5 thermidor an II — 23 juillet 1794,011 il sortit des Carmes avec quarante-quatre autres, im- -molés sans interrogatoire. Voici ses titres à l'échafaud, tirés du réquisitoire de Fouquier-Tinville : « Michel- Ange Bruges, ex-noble, ex-prêtre, ex-constituant et ^x-grand vicaire de l'évêque inconsitutionnel de Mende » ; faisant partie de la classe de ces « ex-prêtres, qui se sont rendus complices des ex-nobles, dans l'espoir de pouvoir encore tromper les peuples et régner sur eux par le fanatisme et le mensonge. »

L'abbé Guillon rapporte les dernières paroles de l'abbé de Bruges, consolant ses compagnons de supplice : « Ne nous affligeons point, mes amis, de perdre une vie toujours mêlée de tant de misères. Nous contractons tous en naissant la nécessité de mourir, et la seule manière dont les chrétiens doivent souhaiter de terminer leurs jours, c'est de finir par une mort précieuse devant Dieu 1. »

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