‹ La révolution en LozèreChapitre 181 sur 191 · Anl). Lozère, L 137. l'Y-les républicniiics · texte numérisé non relu

Anl). Lozère, L 137. l'Y-les républicniiics

J22 RUINE DE I, INSTRUCTION rUULIQUE

les professeurs, pour organiser l'école, avaient produit un trop bon effet en l'an VI et en l'an VII, pour ne pas en attendre un pareil en l'an VIII. L'administration croyait n'avoir besoin que de soutenir le zèle des professeurs et d'encourager l'émulation des élèves, pour opérer le même bien. Néanmoins elle a eu la douleur de voir, et c'est avec regret qu'elle en fait un aveu public, que cet intéressant établissement ne s'est pas amélioré ni soutenu dans le cours de cette année. »

Le 24 fructidor an VIII, le cit03^en Bachér}'^ en demanda la suppression au Premier Consul.

<( Les professeurs, dit-il, ont joui de la maison et enclos des Doctrinaires et coûté à la ville vingt ou vingt-quatre mille livres, pour ne rien faire, attendu qu'ils n'ont pas entre tous un seul élève. On a si peu de confiance en leurs talents que ceux qui ont des enfants à faire élever aiment mieux donner cinq ou si>r francs par mois à d'autres particuliers que de les leur envoyer àeuxgratuiicment ; ce qui n'arriverait pas, si on y plaçait de bons sujets, qui eussent la confiance du peuple, outre qu'ils coûteraient moins ; car on trouverait de vieux prêtres et autres braves gens à six cents francs et des ci-devant religieuses à trois cents francs pour les filles, tant qu'on en voudrait, et la République donne à ceux-ci deux mille francs, pour ne rien faire 1. »

Quoi qu'il en ait été des talents des professeurs, le second degré d'instruction échoua surtout, comme le

1. Arcli. nat., Tib II 1. loltre do nachcry au Premier Consul, '24 fructidor an VHl.

» Fie 111 Lozère 5. Lettre de Ser\ ièro au minislre deriiitéiieur. 11 vendéni. an VI.

Arch. Lozère, L 183. Ecole centrale.

Arcli.conK V'illcfort. Délibérationsniuni ipales, ISîicrni. an V. bulletin Lozère 188i. IV, p. GS8.

premier, parce que les parents ne voulaient pas de la morale républicaine, qu'on leur offrait, et voulaient de la morale chrétienne, qu'on ne leur offrait pas.

Cependant plusieurs générations étaient ainsi sacrifiées, et ce n'est pas la commune de Rimeize seule, mais bien le département tout entier, qui pouvait se plaindre « de l'ignorance sauvage et dangereuse, dans laquelle croupissait l'a jeunesse depuis sept ou huit ans •. »

1. Arch. Lozère, L t8'2. Pétition ilc hi coinniuiK- ilo lîinieizo.

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