‹ La révolution en LozèreChapitre 186 sur 191 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Du 9 Thermidor an II au i8 Fructidor an V. — Libération des cloches ; mission réparatrice d'Olivier Gérente ; fière soumission de l'abbé Fielval à Florac ; procession du 15 août à Bagnols ; le culte dans les maisons. — Réouverture des églises; lettres anonymes ; la Fête-Dieu à Mende en l'an VI ; reconstruction de l'église de Rimeize ; rétractation de serments.

Du 18 Fructidor anV au 18 Brumaire an VIII. — Résistance des campagnes ; plaintes de terroristes sans emploi ; « la Chatte grise » à La Canourgue ;. enlèvement de prêtres à Saint-Chély et à Fontans; le 27 ventôse à Prinsuéjols. — Le plan de Barrot ; enlèvement du curé d'AUenc, de deux prêtres à Quézac, d'un autre à Banassac ; attroupement de Belvezet.

Le 18 Brumaire rouvre les églises; circulaire du préfet Jerphanion ; troubles au Bacon; feu de joie à La Canourgue ; démission de Nogaret.

Si le peuple était sans goût pour les fêtes républicaines, il avait grand'faim des fêtes catholiques ; mais la Révolution ne se hâta pas de l'apaiser. Du 9 Ther-

midor an II au i8 Fructidor an V, les prêtres réapparaissent au grand jour et les églises entrebaillent leurs portes, non sans alternatives d'espérance et de crainte ; au i8 Fructidor, les églises sont violemment, refermées et les prêtres traqués de nouveau, jusqu'à ce qu'enfin le i.S Brumaire an VIII donne à l'Eglise la liberté, prélude de son statut légal, le concordat.

La Convention n'autorisa d'abord que le culte des assermentés : c'était peu pour la France ; pour la Lozère, ce n'était rien. Cependant, la Terreur étant morte avec Robespierre, on respira plus à l'aise vers la fin de 1794 ; puis on s'enhardit, surtout au milieu de 1795, quand on vità l'œuvre le représentant Olivier Gérente, envoyé en mission pacificatrice dans l'Ardèciie, la Lozère et le Gard.

A Mende, le 23 ventôse an III — 13 mars 1795, le maire Bonnël-Labarthe procéda à l'adjudication pour le bail annuel de la cathédrale. « Un premier feu allumé, se présenta la citoyenne Rose Bros, épouse du citoyen Castan, tailleur, qui offrit, pour la ferme d'un an, la somme de trois cents livres. Pendant le même feu, se présenta la citoyenne Randon, née Bruges, épouse du citoyen Louis Randon (administrateur du district), qui en offrit la somme de quatre cents livres» et en fut déclarée adjudicataire, à charge d'y faire les réparationsconvenables et de faire transporter ailleurs les effets appartenant à la république '. »

Le i*^' fructidor an III, la commune de Vehron^ inspirée par un de ses citoyens, l'administrateur Lozéran de Fressac, demanda une cloche, pour servir de timbre à l'horloge, et l'administration, prenant une mesure générale, en accorda une à toute commune

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