Bulletin Lozère 1882. I, i>. IJi
Le . district assura les administrateurs qu'il marcherait sur leurs traces, et de Borcl, commandant de la garde nationale, jura que « des soldats citoyens verseraient jusqu'à la dernière goutte de leur sang, pour coopérer au bonheur du département. » Dans ce concert, le clergé mendois fit sa partie avec moins d'enthousiasme. Après le tribut de sa reconnaissance, prévoyant les ruines prochaines, il pria l'assemblée « de défendre la religion, d'en soutenir l'arche chancelante » et de présenter à l'Assemblée nationale la pétition des bénéficiers de la cathédrale, « réduits à craindre la misère » par la suppression entrevue de leurs fonctions de chœur.
A son tour, l'assemblée départementale offrit ses vœux au roi d'abord, qu'elle remercia de ses sacrifices personnels au bonheur de son peuple ; ensuite à la Constituante, en adhérant à tous ses décrets, l'assurant que « l'harmonie la plus parfaite avait régné dans les assemblées primaires, dans l'assemblée électorale du département et dans celle des districts i. »
Cependant le 14 juillet approchait, et l'administration, invitée par de Borel, accepta de se faire représenter par son directoire à la petite fédération départementale, réduction de la grande fédération nationale, décrétée pour célébrer l'anniversaire de la prise de la Bastille.
On se prépara en Lozère avec moins d'enthousiasme qu'à Paris. Les prêtres, spoliés par la vente des biens d'Eglise et menacés d'une constitution schismatique, que l'on allait voter; les nobles, atteints par la nuit -du 4 août; enfin les hommes d'ordre, effrayés par