‹ La révolution en LozèreChapitre 28 sur 191 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Xa grande peur en Gévaudan. — L'affaire du Pré- Vival. — Plaintes de TAubrac. — Mauvaises récoltes et ruine de l'industrie. — Essais de Jacquerie à Mende et dans les Cévennes.

Dès l'ouverture des Etats généraux, la France était toute à l'espérance de sa régénération politique et sociale, lorsque après la prise de la Bastille, elle tressaillit d'une crainte subite : les brigands ! Tout les annonçait, dépêches fiévreuses et courriers inconnus ; l'alarme fut universelle et le frisson courut aussi sur le Gévaudan.

Des brigands invisibles l'envahissent de partout. Le 3o juillet, le maire de Mende est instruit par celui de Villefort « qu'une troupe de brigands de plus de dix mille hommes, sortis des montagnes du Piémont et de la Savoie, s'est répandue dans le Dauphiné ; qu'une partie a déjà dépassé le Rhône et s'est avancée jusqu'au Vivarais, ravageant tout ce qu'ils rencontrent ^t mettant tout à feu et à sang •. » Le r"" août, il reçoit de Boudon d'Alauzier, premier consul de St-

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