Arch. c-oni. Monde, BB li. 30 juillet
Ghély, « la triste nouvelle qu'une foule de brigandss'avance vers le pays, après avoir mis le feu à Clermont et à Aurillac i » ; et le même jour, une lettre de Dalzan-Delapierre lui signale l'ennemi dans les Cévennes : « Un nouvel exprès de Saint-Jean-de- Gardonenque nous apprend que les brigands sont arrivés -. »
Enfin le 2 août, un exprès de Saint-Laurent-d'Olt annonce à La Canourgue « qu'une troupe de brigands fait des ravages dans le Rouergue et que le lieu de Marcillac a été saccagé. » La garde bourgeoise, que l'on forme à l'instant avec M. de Miremont pour colonel, fait régulièrement le service pendant huit jours ; puis elle le suspend à la nouvelle que ce ne sont là que de fausses alertes ; « mais le bruit s'étant répandu un jour, à cinq heures du soir, qu'une troupe de brigands venaient de ravager Lunet, mettaient à feu et à sang Saint-Laurent et Estables-de-Rive-d'Olt, et arrivaient à grands pas, l'alerte fut si effrayante que tout ce qui fut capable de porter les armes se réunit, courut vers l'ennemi et campa sur la plaine du Mazet.
« Dans l'alerte, on n'eut rien de plus pressé, vu le danger, qui paraissait imminent, que d'envoyer des exprès à toute bride, pour demander du secours à Chanac, à Mende et ailleurs, pendant que d'autres allaient à Saint-Laurent à la découverte de l'ennemi. » Mais voilà qu'on apprend que Saint-Geniez s'est mis sur la défensive, pour repousser les brigands ; le comte de Périgord, commandant militaire du Languedoc, confirme la nouvelle, et la communauté en sera pour témoigner « sa sensibilité » à tous ceux