‹ La révolution en LozèreChapitre 30 sur 191 · Arch. coin. Monde, EE 18. Lettre du Pompidou · texte numérisé non relu

Arch. coin. Monde, EE 18. Lettre du Pompidou

qui dans la circonstance ont fait preuve de dévoue-» ment '.

Mende, à son tour, transmet la peur comme il la reçoit, sans réflexion et en l'exagérant. « On avertit les consuls de Bagnols, d'Allenc, de La Rouvière, du Chastel-Nouvel, de Badaroux, de Lanuéjols, de Saint-Etienne-du-Valdonnez, de La Canourgue, du Malzieu, etc., que quinze mille hommes sont entrés dans le Vivarais et le Dauphiné ; on invite à faire mettre toute la communauté et les paroisses voisines sous les armes, pour donner du secours. » Tout le monde est sur le qui-vive ; l'assemblée nomme trois commissaires et un consul, pour faire la recherche des armes disponibles : le commandant de la compagnie, bourgeoise, prié de placer une sentinelle au clocher, pendant le jour, fait battre la caisse en ville, pour que les cito3ens de bonne volonté viennent se faire inscrire. Consuls et conseillers souscrivent pour la défense ; l'évêque donne cinquante fusils et baïonnettes, le clergé quinze fusils, le chapitre autant ; enfin une quête produit quinze cents livres destinées à l'armement de la cité 2.

A côté de la peur qui déprime, apparaît dans le peuple un sentiment nouveau, l'exaltation du citoyen. « Le bas peuple est monté au point qu'il nous faut vivre en compagnon avec eux ; autrement il ne serait pas éloigné de se soulever -K » Ce n'est qu'un bourgeois qui parle ainsi ; quant aux nobles, ils commencent à rabattre de leurs prétentions imprudentes. Voici la suite de la lettre et ce qui arriva à propos

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