Bulletin Lozère 188'.'. I, p
3. Arch. Lozère, L 169. Iteg^istre de la iminicipalilé de Nas- Wnals, 12 mai 1790
baye de Mercoire sont journellement dévastés par les habitants de plusieurs paroisses' voisines, qui y font les coupes les plus désordonnées et les plus propres à détruire les bois, sans espoir de les voir repeupler; les gardes, établis pour la conservation de ces forêts, ne peuvent et n'osent même s'opposer aux entreprises ; les municipalités et les gardes nationales des environs n'y portent aucune attention et gardent le silence i. »
Après les forêts, les communaux. A Villefort, « la majeure partie des habitants se plaignait que certaines « drayes » ou chemins communs pour le troupeau de la ville étaient fermées ; les propriétaires limitrophes s'en étaient emparés et les avaient englobées dans leurs possessions, de manière que le troupeau commun n'avait déjà presque aucun terrain .pour paître et que le berger était chassé de partout *. » (Qn commençait aussi à refuser l'impôt. A Lango- ^ne, le receveur de l'équivalent se plaint, le 14 mars 1790, que certains fraudeurs^ outre qu'ils font une consommation étonnante du vin qu'ils débitent à pot et à pinte, s'avisent de s'opposer à force ouverte à l'exercice, perquisition et veille des employés ■'^. »
Le 10 juillet, à Mende, « le sieur Castel, inspecteur jgénéral de l'équivalent dans le pays du Vivarais, Vêla}' et Gévaudan, remet un placet au conseil municipal, pour le prier de le prendre sous sa protection ainsi que ses employés ; et l'assemblée délibère que tous les redevables de l'équivalent paieront incontinent les sommes par eux dues, recommandant expressé-