‹ La révolution en LozèreChapitre 60 sur 191 · Arch. coin. Langof-ne Délibérations mun., 17 avril · texte numérisé non relu

Arch. coin. Langof-ne Délibérations mun., 17 avril

2. Arch. Lozère, L 466. Police passée par la municipalité avec

le sieur Valetoii, 11 mars 1792.

demandaient des armes ; enfin tous les serruriers er maréchaux de la ville durent forger quatre cents piques ou hallebardes sans relâche K

Des "déserteurs arrivaient toujours ; un patriote aperçut de la fenêtre de sa prison Victor Laurans avec des étrangers, et il entendit l'adjudant de la garde nationale dire à la sentinelle de latourd'Aigues-Passes : « Voilà encore deux bons b. . . , que je mène chez^ Cornède. » Jourdan-Combettes recrutait aussi des défenseurs dans les communes royalistes.

A Brion, à Recoules-d'Aubrac, à Prinsuéjols, au Buisson, aux Sallèles et ailleurs, les curés lurent au prône la lettre que voici :

Mende, le 17 mars 1792 Monsieur

<( La reconnaissance que la ville de Mende doit avoir à votre paroisse, à raison du zèle que les habitants ont té- . moigné, en venant à son secours, nous a décidés à chercher tous les moyens de vous en donner des preuves. Instruits que la misère est générale dans vos cantons et que la plupart des personnes qu'on loue à la Saint-Marc jusqu'à la Saint-André sont sans aucun moyen de subsister, n'ayant point de métier, nous nous empresserons de les recevoir chez nous et de les y alimenter, en les occupant a des travaux utiles jusqu'à la fin d'avril, époque où ils pourront vaquer à leurs 'travaux ordinaires.

<( Nous vous observons que nous ne pouvons nous charger que de ceux qui seront âgés de dix-huit ans et au-dessus, à moins qu'ils ne soient infirmes. Dans le cas où vous nous en enverrez, il faut qu'ils soient porteurs d'un certificat de votre part.

Le maire de la ville de Mende, (( Gombettes 2. »

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