‹ La révolution et l'égliseChapitre 79 sur 92 · Abbé Grente, p · texte numérisé non relu

Abbé Grente, p

4. Comme Bruslon, curé de Faye-la-Vineuse, près de Tours, qui publiait des encycliques pour lui seul.

D'autres prêtres trouvaient commode de passer d'une confession à Tautre, parfois plusieurs fois de suite. Ils se rétractaient, puis rétractaient leurs rétractations. L'abbé Cattin nous dit, par exemple, que dans le Lyonnais beaucoup d'anciens constitutionnels rétractés, qui avaient été employés dans les missions avant le 18 fructidor, retournèrent, après cette date, « à leur vomissement ». « Cinq d'entre eux, placés dans un temps comme intrus dans le voisinage, allèrent jusqu'à faire imprimer la rétractation de leur rétractation, en l'assaisonnant d'invectives contre les vicaires généraux... i. » Comment les fidèles, devant de tels exemples, n'auraient-ils pas été démoralisés et rendus sceptiques sur la valeur des prêtres et des diverses confessions?

Dans l'Église constitutionnelle, qui se prétendait volontiers une Église démocratique, dans l'Église théophilanthropique, qui s'intitulait le culte républicain, les divisions ne furent pas plus graves que dans l'Église catholique romaine. Elles le furent moins selon toute apparence. C'est que la discipline est d'autant mieux observée qu'elle est plus librement acceptée. Les évêques constitutionnels réunis à Paris, formant un comité sans mandat, lancèrent des encycliques qui recueillirent l'assentiment presque général. Il y eut sans doute des difficultés et il serait intéressant d'étudier dans le détail les divisions du clergé constitutionnel, mais ces difficultés furent assez rares en somme et elles étaient moins choquantes dans une Église fondée sur la liberté que dans une autre

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