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CHAPITRE VII

LA VEILLE ET LE LENDEMAIN DU CONCORDAT DE 1802i.

La situation religieuse de la France en 1802. — Les effets de la Séparation de 1794. — Théophilanthropie et culte décadaire.

— Opinions de Bonaparte sur la religion. — Les raisons politiques du Concordat. — La part de Bonaparte. — Mainmise sur la puissance de l'Église. — Les « articles organiques ». — La part du pape. — Fin du schisme. — Disparition des cultes révolutionnaires. — L'instruction publique sous la tutelle de l'Église.

— Les rapports de droit et de fait entre l'Église et l'État sous le régime concordataire.

Quand Bonaparte étrangla sournoisement la République au 18 brumaire, sous prétexte de la sauver de périls imaginaires, depuis six ans déjà le catholicisme n avait plus en France de caractère officiel, depuis six ans TÉtat était indépendant de l'Église.

La Révolution ne s'était pas élevée à cette solution du premier coup. Les hommes de 89 avaient cru possible et utile une transaction avec l'Église. Ce n'étaient pas des esprits laïques, tant s'en faut, mais

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