‹ La révolution et l'égliseChapitre 83 sur 92 · Chaptal, Souvenirs, p · texte numérisé non relu

Chaptal, Souvenirs, p

ministres dirigent les opinions, les familles et souvent pour des intérêts fort temporels ^ »

Les catholiques donnent à leur tour ce son de cloche : « Autrefois, lit-on dans les Annales de la religion, tout le monde se piquait d'honorer Dieu à sa manière et de remplir les devoirs extérieurs de sa religon. A présent, le plus grand nombre n'y pense même plus^... »

Je ne puis que souscrire à ce jugement impartial d'un écrivain conservateur, M. Lanzac de Laborie : « Le vrai critérium de la piété, dans une population catholique, est la fréquentation des sacrements. » A cet égard, il paraît constaté que la ferveur laissait étrangement à désirer. D'après le témoignage de Frochot (préfet de la Seine), si l'on était assez exact à préparer les enfants à la première communion, la plupart des adultes, même assidus aux offices «... ne veulent plus entendre parler de confession ni de communion ». Aux offices du dimanche et des jours de fête, les hommes formaient à peine la dixième partie de l'assistance... Un élève de l'École Polytechnique de ce temps-là (Armand d'Hautpoul), racontant plus tard comment il se dissimulait derrière un piher de Saint-Roch pour suivre la messe, en donnait cette raison : « Si j'avais été découvert, ma position à rÉcole n'aurait plus été tenable^.. ».

A lire ces témoignages, on comprend mieux la raison d'être de cette disposition des articles organi-

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