CHAPITRE II
La lecture des décrets au prône
Pour ramener le calme dans les campagnes soulevées, les Constituants confient aux curés le soin de lire et d'expliquer leurs décrets au prône, p. 28. — Proposition de Grégoire, p. 29. — Décret du 23 février, p. 31. — Le haut clergé proteste faiblement, p. 32. — Les prêtres patriotes accueillent l'obligation avec joie, p. 33. — Les prêtres aristocrates surpris et désemparés, p. 34. — Ils consultent l'abbé Augustin Barruel, directeur du Jour/iaf ecclésiastique, p. 35. — La thèse des intransigeants invoque le principe de la séparation des deux puissances. Elle est en contradiction avec certains précédents {les monitoires). Les principes sont surtout un prétexte pour organiser la résistance contre l'Assemblée, p. 35. — Solution préconisée par Barruel : les prêtres ne devront pas lire les décrets contraires au droit canon, p. 42. — Premier essai de mobilisation du clergé réfractaire, p. 45. — Évèques et curés en révolte. Certaines municipalités instituent des lecteurs patriotes qui remplaceront les curés défaillants. Ces lecteurs patriotes deviendront plus tard les anticurés des messes décadaires, p. 49.
Nouveaux documents. Le décret du 23 février 1790 complété et aggravé par celui du 2 juin 1790 qui édicté des pénalités, p. 53. — La résistance du haut clergé s'accentue après le vote de la Constitution civile du clergé, p. 57. — Le décret du 2 novembre 1790 sur la promulgation des lois est muet sur l'obligation de la lecture au prône. Cependant des autorités locales continuent à exiger des curés non seulement la lecture des décrets, mais la lecture des affiches annonçant la vente des biens nationaux, p. 58. — Le décret du 27 novembre sur le serment et ses effets, p. 61. — La lecture des lois par les municipalités au milieu de la cérémonie décadaire, p. 63. — La lecture des Bulletins de la Grande Armée au prône sous Napoléon, p. 64. — Conclusion, p. 64.
I. — La thèse de M. Aulard : Robespierre hostile à la déchristianisation pour des raisons religieuses qu'il voile hypocritement de motifs politiques, p. 66. — Discussion de cette thèse. Affirmations contestables et contradictions, p. 69.
II. — La déchristianisation a été l'œuvre des Indulgents autant que celle des Exagérés, p. 74. — Preuves. Fabre d'Églantine, Philippeaux, M.-J. Ghénier, Thuriot. Rôle du Comité central des sociétés populaires : Proly, Pereira, etc., p. 80. — Léonard Bourdon. Cloots. Rôle de la Commune, p. 81. — La manœuvre des Indulgents. La déchristianisation, surenchère démagogique destinée à faciliter une ardente campagne contre le Comité de Salut public, p. 85. — Les Indulgents et les « pourris. » Thuriot, Chabot, Julien (de Toulouse), Basire, p. 87. — Clairvoyance de Robespierre, p. 89.
III. — Robespierre se défend en attaquant, p. 91. — La séance du 18 brumaire aux Jacobins, p. 92. — Les « agents de l'étranger », p. 94. — Les Indulgents à l'assaut du Comité, p. 96. — L'affaire d'Osselin, p. 96.
— La séance du 20 brumaire à la Convention. Premier succès des Indulgents, p. 97. — Les Hébertistes se rapprochent de Robespierre. Séance du 21 brumaire aux Jacobins. Les Indulgents battent en retraite et se rétractent, p. 104. — La leçon des faits, p. 104. — Les « agents de l'étranger . se démasquent, p. 112. — La dénonciation de Chabot, p. 113. — Les fanfaronnades de Cloots, p. 114. — Les avertissements de Robespierre, p. 115. — Le retour de Danton, p. 118.
IV. — Robespierre défend les Hébertistes contre les accusations de Chabot, p. 119. — Gratuité de l'hypothèse d'une entente entre Robespierre et Danton, p. 120.
— Séance du l=r frimaire aux Jacobins. Gomment Robespierre veut faire tourner la déchristianisation au profit de la République, p. 124. — La Convention adopte son programme. Discussion du 2 frimaire sur les secours accordés aux prêtres abdicataires, p. 125. — La politique de Danton. Ses arrière-pensées, p. 127. — Générosité de Robespierre, p. 132. — Les Hébertistes se rallient au programme de Robespierre. Ghaumette et la Commune, p. 133. — Séance du 8 frimaire aux Jacobins. Hébert.' Tous les partis désavouent les excès des 17 et 20 bru-
maire. Robespierre répond aux manifestes des rois ligués contre la République. Sa politique est légalisée par le décret des 15-18 frimaire, p. 140. — Véritable signification de ce décret. Il n'est pas exact que Robespierre ait sauvé le catholicisme, p. 145. — Conclusions sur sa politique, p. 146.