‹ La révolution et l'église (volume 2)Chapitre 29 sur 131 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

l'inquisition

C'est pour atteindre ce but, lextirpation de Terreur par la force, qu'après avoir accumulé décrets sur décrets et épuisé tous les genres de sanctions contre le crime d'hérésie, on en vint à créer un tribunal spécialement chargé de rechercher avec vigilance les manifestations externes de Terreur, et de la saisir par les plus minutieux indices; tribunal effroyable, machine plus qu'homicide, car c'était l'âme qu'elle mettait à la torture, espérant paralyser les velléités indépendantes des esprits par la crainte des supplices, corporels.

L'inquisition, où il faut renoncer à faire un vain partage de fonctions et de responsabilité, a été bien réellement l'œuvre des deux puissances; et l'initiative en appartient à l'Église : « Les vrais promoteurs de l'inquisition, ce furent les papes, les évéques de France, l'empereur d'Allemagne, le sénat de Venise, le roi d'Espagne et de Portugal (1). » « L'inquisition est un tribunal établi autrefois dans quelques pays de la chrétienté par le concours de ïautorité ecclésiastique et de Vautorité civile, pour la recherche et

(1) Lacoju[)A1S£. Fie de saint Dominique,, pag, 127.

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