‹ La révolution et l'égliseChapitre 33 sur 46 · LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME

OBJECTIONS SE RAPPORTANT A l'oRDRE TEMPOREL

Ce régime nouveau, inconnu à toute l'antiquité, ce régime où l'Etat ne professe aucune religion, nest pas attaqué seulement au nom de l'Eglise, il l'est surtout au nom des intérêts et des droits de la société temporelle. Ses défenseurs^ préoccupés des souvenirs du passé, n'ont pu contempler sans étonnement et même sans douleur des changements qui leur apparaissent comme la négation de toute harmonie et de toute justice dans l'humanité. Ils ont cru voir les peuples s'isolant à tout jamais de la providence, la terre faisant divorce avec le ciel; à leurs yeuz, ce régime de la séparation du spirituel et du temporel violerait évidemment des principes essentiels, reconnus en tous temps et en tous lieux ; il ne serait rien moins que l'athéisme de l'État et par suite de la société tout entière.

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