‹ La Révolution et le livre de M. QuinetChapitre 14 sur 94 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

reçurent l’invitation de publier toutes les découvertes utiles, de concourir au perfectionnement des machines de guerre, de mettre à la portée du gouvernement et de tous les citoyens les procédés et les connaissances nécessaires à la fabrication des armes de toute espèce.

La guerre avait épuisé le salpêtre. La France, jusque-là, en fabriquait un million de livres par an. En neuf mois* elle en fabriqua douze millions } plüs que l’Europe entière n’avait coutunle d’en produire.

Avant la Révolution* la France n’avait que deux fonderies pour les Canons de bronze et quatre pour les canons en fer, donnant annuellement neuf cents bouches à feu. Lë Comité de salut public en établit quinze pour les canons en bronze, produisant annuellement sept mille pièces, et trente pour

H) LA RÉVOLUTION

les canons en fer, donnant treize mille bouches à feu. Avant la guerre, il n’existait qu’une manufacture d’armes blanches; le Comité de salut public en ouvrit vingt, dirigées selon des procédés nouveaux, et la manufacture de Paris seule put fournir en moins d’un an de cent quarante à cent cinquante mille fusils, c’est-à-dire plus que toutes les fabriques réunies de l’ancien régime. Il créa cent quatre-vingt-huit ateliers de réparation pour les armes de toute espèce. Avant la guerre, il n’en existait que six. Il établit une manufacture de carabines, dont la fabrication était jusqu’alors inconnue en France. 11 fonda à Meulan une école de carabiniers, et à Meudon un établissement secret où se faisaient chaque jour des expériences sur la poudre, sur les boulets rouges, les boulets creux, les boulets à bague.

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