‹ La Révolution et le livre de M. QuinetChapitre 27 sur 94 · CHAPITRE IV. fi · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. fi

et occupés du régime général de la République , organisaient, la France nouvelle pendant que le Comité de salut public la défendait contre ses ennemis du dedans et du dehors.

Dans un article de son règlement, la Convention s’était déclarée « comptable de « ses moments à la nation entière, » et son ardeur au travail ne se ralentit pas un instant, même aux jours des plus violentes convulsions. Nous n’essayerons pas de donner une idée des travaux de ses comités, de ses commissions fixes et de ses commis sions éventuelles; un volume n’y suffirait pas. Les archives seules du Comité de salut public confondent l’imagination, quand on les compare à ce qui se fait aujourd’hui dans nos Assemblées. Pourquoi M. Quinet, au lieu d’étaler si démesurément et avec une si

affligeante persistance les déchirements des partis, n’a-t-il pas instruit et consolé ses

lecteurs en leur montrant un peu en détail

ces immenses et merveilleux travaux? Ils auraient vu alors, — ce qu’il importait, surtout d’apprendre à ceux qui l’ignorent, — que si bien des révolutions ont agité le monde, aucune n’a eu la fécondité de la Révolution française, et que si quelquesunes ont offert une partie de ses résultats, aucune ne les a réunis. Voilà la vérité historique, et ce n’est pas dans un livre de M. Quinet que nous nous attendions à la voir contestée.

Il y a, dans ce livre, bien d’autres choses que nous ne devions pas y trouver; par exemple, cette assertion que la Terreur a été, dans l’esprit de quelques hommes, un système, un moyen .régulier et permanent

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