‹ La Révolution et le livre de M. QuinetChapitre 34 sur 94 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

grands services à l’histoire naturelle. C’est enfin pendant, la Révolution qu’on a commencé à comprendre que la géographie, si peu de chose en apparence, tient à tout, dans l’ordre physique et moral, et qu’elle a les plus grandes alliances.

Il faudrait un volume pour indiquer, même très-sommairement, les progrès des sciences naturelles de 1789 à 1800. Nommer Guyton, Chaptal, Vauquelin, Jussieu, Olivier, Parmentier, Tessier, Desfontaines, Thouin, Ramond, Hallé* Berthollet, Rumfort, Haüy, l’ourcroy, Lacépède, c’est rappeler les travaux les plus féconds, les plus utiles et les plus grands services rendus à l’humanité. Jamais, avant cette époque, on n’avait tant fait pour l’application des connaissances physiques aux plus pressants besoins de l’homme, c’est-à-dire pour l’agri-

culture, la médecine, la physiologie animale et végétale.

Il ne nous appartient pas de juger la multitude des livres publiés pendant la Révolution sur la médecine, la pathologie, la chimie et l’anatomie pathologique, la thérapeutique, la chirurgie, et de dire avec précision ce que chacun de ces ouvrages a ajouté d’utile et de certain aux procédés connus jusque-là. C’est, aux hommes du métier à juger les travaux de Portai, d’Alibert, de Bichat, de Corvisart, de Barbier, de Pclletan, de Richerand, de Sabatier, de Baudeloque, de Tenon, de Tessier, et de tant d’autres que nous oublions ou que nous ne connaissons pas. Nous nous bornons à constater que ces travaux préparés, encouragés ou publiés pendant la Révolution, ont permis à la France d’égaler toujours et de

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