CHAPITRE V
surpasser souvent la valeur et l’autorité scientifique des universités de Pavie , de Halle, d’Edimbourg, de Vienne, qui se glorifiaient à juste titre de tant de professeurs illustres et de tant de livres élémentaires du premier mérite.
C’est pendant la Révolution que la clinique, cette instruction qui se donne au lit des malades, à été établie et organisée, et c’est depuis lors que les élèves, exercés sous les yeux des maîtres, ont pu les seconder dans leurs recherches pour le progrès de l’art. C’est alors qu’ont été réunis les éléments de la nosographie philosophique, et que la médecine, appliquant au traitement des aliénés la psychologie la plus délicate, a obtenu de si admirables résultats.
C’est alors que, pour vaincre les obtacles que les distances et les saisons opposaient,
surtout pour les pauvres, h l’emploi des eaux minéralesnaturelles, a eu lieu l’établissement en grand deseaux minérales artificielles. C’est alors, enfin, que le gouvernement appliquant au bien-être du peuple les découvertes des savants, établit des secours pour les noyés et les asphyxiés, organisa la surveillance sur la nourriture du peuple, l’entretien et le perfectionnement des hôpitaux.
Quant à l’agriculture, pour apprécier les services que la Révolution lui a rendus, il suffirait de dire qu’elle a ’aboli les droits féodaux, supprimé la corvée , divisé les grandes propriétés, changé le système des contributions et celui des douanes. C’est en pleine Révolution que Parmentier publia son Traité sur la culture de la pomme de terre, de la patate et du topinambour , son