‹ La Révolution et le livre de M. QuinetChapitre 51 sur 94 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

lirais on l’abandonne* à la libre discussion.

Un homme qui étonne et afflige M. Quinet plus encore que Robespierre, c’est Danton. La dépré Irisation et les scènes grotesques dont elle fut suivie dégoûtèrent bientôt tous les gens sensés, et Danton demanda formellement « qu’il n’y eût plus de mascarades anti-religieuses. » Danton s’effraye, ditM. Quinet, « l’Atlas de la Révolution » devient contre-révolutionnaire. Ces * « mascarades, » M. Quinet les approuve, et il ne pardonne pas ù Robespierre, à Danton, au Comité de salut public, de ne pas les avoir encouragées. « L’ardeur des iconoclastes, dit-il, fut peut-être le seul mouvement où le peuple ait pris l’initiative ; c’est aussi celui qui fut le mieux écrasé par l’autorité, jacobine... Par cette méthode,

.il est. évident qu’aucune des révolutions

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du monde moderne li’eût pu s’établir. »

Donc, si la Révolution a, dès les premiers jours, « montré ses pieds d’argile, »

comme dit M. Quinet ; si elle a avorté, comme il le prétend ; si elle ne vaut pas ce qu’elle a coûté, comme il l’affirme, et si les résultats ne sont pas proportionnés aux sacrifices, c’est parce que les Jacobins, pusillanimes, ont refusé de proscrire légalement toutes les croyances anciennes, d’exterminer les croyants et de laisser les iconoclastes modernes démolir les édifices consacrés aux divers çultes.

Voilà l’écrivain que ses rares défenseurs nous donnent comme un apôtre de la liberté ; voilà le libéralisme qu’ils opposent à ce qu’ils appellent notre intolérance jacobine ! En vérité , on ne se moque pas ainsi des lecteurs.

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