‹ La Révolution et le livre de M. QuinetChapitre 55 sur 94 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

chefs de la Révolution ne leur en reconnurent point d’autre. Dans le prêtre, ils virent exclusivement le citoyen, et, dans son égalité devant la loi, une conséquence de sa nullité politique. Ils montrèrent ainsi le politique à côté du philosophe, et M. Ouinet ne montre, en lui, ni l’un ni l’autre, lorsqu’il les attaque avec autant d’injustice que de légèreté.

En proclamant une nouvelle religion, les chefs de la Révolution se seraient couverts de ridicule, et l’histoire n’aurait pas eu pour eux assez de sifflets; en imposant cette religion par la force, ils se seraient couverts de honte; et, au contraire, en respectant toutes les croyances, même celles qu’ils ne partageaient pas et qu’ils trouvaient absurdes, ils ont rendu à la philosophie le seul

hommage digne d’elle et donné une leçon

dont les gouvernements ont trop peu profité. Parmi les titres si nombreux qu’ils ont à notre admiration et à notre reconnaissance, celui-là est, incontestablement, l’un des plus solides et des plus inattaquables.

P. S. Dans les citations qui précèdent, nous nous sommes borné à rappeler le 'discours par lequel Robespierre, en pleine Terreur, défendit, au profit de toutes les religions et de toutes les croyances indistinctement, la liberté de penser et la liberté des cultes. Nous voulons, avant d’aller plus loin, rétablir textuellement un passage de ce discours célèbre qui fit alors une impression profonde, attestée par tous les contemporains. Voici ce passage :

« On a supposé qu’en accueillant des

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