‹ La Révolution et le livre de M. QuinetChapitre 62 sur 94 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

fermé au Temple, Pitt, décidé à déclarer la guerre à la France, voulut sonder les dispositions du peuple. Il souleva une réprobation générale. In placard, affiché sur les murs du palais de Saint-James, annonçait à George III que la déclaration de guerre serait le signal de sa chute. Il fallut donc, pour tromper l’Angleterre, pousser la France à prendre l’initiative des hostilités. C’est en ce sens que manœuvra le gouvernement, et c’est à lui, par conséquent, et non au peuple anglais, que l’histoire doit imputer les iniquités, les crimes et les malheurs qui suivirent la rupture»

Pitt s’occupa d’abord d’organiser les forces de la coalition et de les diriger toutes vers le même but. C’est, alors que les puissances, oubliant leurs querelles, leurs res^ sentiments et leurs intérêts, étonnèrent le

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inonde par leur union improvisée, et qu’on vit l’Autriche et la Russie, le Pape et le Grand-Turc, l’Angleterre et l’Espagne, les princes d’Allemagne et ceux d’Italie, le Nord et le Midi, armés pour la même cause.

Cornwallis eut ordre de terminer la guerre de l’Inde et fit le traité de Seringapatam.

Deux vaisseaux espagnols, vers la fin de 89, avaient tenu une conduite irrégulière envers deux vaisseaux anglais, et le ministère, qui cherchait une occasion de se venger du concours donné par l’Espagne à l'indépendance américaine, avait armé contre elle vingt-six vaisseaux prêts à mettre à la voile. Pitt, loin de donner suite à cette démonstration,

se rapprocha brusquement de la cour de

Madrid, lui fit peur de la Révolution française et l’entraîna dans la coalition. En 1787, le gouvernement anglais avait, malgré les

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