‹ La Révolution et le livre de M. QuinetChapitre 63 sur 94 · CHAPITRE Mil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Mil

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elTorts de la France, brouillé l’Autriche avec la Prusse; il les réconcilia le 27 juillet 4790 par le traité de Reiehenbach. Le 14 août suivant, par la médiation de l’Espagne, il obtint le rapprochement de la Suède et de la Russie. 11 ne restait plus qu’à pousser à bout le gouvernement français.

M. de Chauvelin, notre ambassadeur, patronné et précédé par M. de Talleyrand, arriva à Londres au commencement de 1792.

11 avait ordre d’exposer d’abord au gouvernement anglais les raisons qui avaient décidé la France à déclarer la guerre au roi de Bohême et de Hongrie, et de réclamer la loyale exécution du traité de commerce du 26 octobre 1786. C’est ce qu’il fit dans une note du 13 mars 1792.

Lord Grenville répondit le 24 mars par une contre-note où M. de Chauvelin put

voir clairement quels étaient les sentiments dés ministres anglais et quel serait le* résultat de sa mission. « Sa Majesté, dit lord Grenville, éprouve le plus profond regret de la guerre qui a malheureusement éclaté entre Sa Majesté le roi très-chrétien et Sa Majesté le roi de Bohême et de Hongrie.

Mais, dans ces circonstances, elle croit devoir s’abstenir d’entrer dans la discussion des motifs et des démarches de part et d’autre qui ont amené une rupture si affligeante pour un souverain voisin et ami des deux puissances belligérantes. »

Le 22 mai, le roi d’Angleterre publie une proclamation où il se plaint qu’il arrive de France des correspondances « calculées pour avancer l’exécution de desseins criminels et séditieux. » M. de Chauvelin proteste. déclare que le fait, s’il est vrai, est

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