‹ La Révolution et le livre de M. QuinetChapitre 64 sur 94 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

« absolument étranger à la nation française

et au Corps législatif, » et il demande que

sa protestation soit communiquée aux deux chambres. Lord Grenville lui répond trèssèchement que cette note, « tant par sa forme que par son objet, ne pouvait être considérée comme une communication régulière et officielle. »

Le 18 juin 1792 , M. de Chauvelin adresse une nouvelle note où il demande que le roi d’Angleterre veuille « employer ses bons offices auprès des alliés, pour les détourner d’accorder aux ennemis de la France , directement ou indirectement , aucune assistance, et pour leur inspirer, relativement à ses droits, c’est-à-dire à son indépendance, les égards que la France est prête à manifester, en toute occasion, pour les droits de toutes les puissances qui

demeureront avec elle dans les termes d’une stricte neutralité. »

Lord Grenville répond, le 8 # juillet, que « Sa Majesté a cru que, dans les circonstances actuelles, l’intervention de ses conseils et de ses bons offices ne pourrait être utile. »

En conséquence, il refuse de se porter médiateur. M. de Chauvelin ne se décourage pas. Le 25 juillet, il demande que la navigation, le commerce maritime et les marchandises des particuliers jouissent de la même liberté et de la même protection que le droit des gens et l’accord universel des puissances européennes assurent sur terre aux propriétés des individus. Il prie qu’on supprime « cette funeste coutume qui, à l’occasion des querelles des États et des princes, interrompt sur toutes les mers les

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