‹ La Révolution et le livre de M. QuinetChapitre 70 sur 94 · CHAPITRE Vlll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vlll

facture de papiers qui servent à la fabrication de faux assignats. Certes, il est de la plus haute importance pour le gouvernement de déclarer qu’il n’a pris aucune part à des procédés aussi scandaleux. »

« Je peux, ajouta Rüyler, nommer les moulins et j’ai vu les faux assignats. »

Pitt, présent à la séance, n’osa pas nier le fait, et c’est là ce qui explique pourquoi, après l’affaire de Quiberon, les vainqueurs trouvèrent, parmi les armes, les habillements et les munitions des royalistes, tant de ballots de faux assignats.

C’est alors que le gouvernement anglais commença par l’Autriche, la Prusse, le Portugal et la Sardaigne cette large distribution de subsides qu’il a continuée jusqu’en 1814 . C’est ainsi qu’il rendit universelle la coalition contre la France, et que la République,

en ouvrant la campagne, avait à lutter contre toutes les puissances de l’Europe et ne comptait pas un allié.

Comprend-on, maintenant, que M. Quinet ait pu dire que la mort de Louis XVI avait été la ■'cause de la guerre, et que la responsabilité de cette guerre pèse sur les chefs de la Révolution ! M. Cobden a été plus juste, plus équitable. Dans une brochure, publiée en 1853, il reconnaît que le gouvernement anglais a été l’agresseur, et il déclare que jamais, devant aucune cour de justice, un fait n’a été si bien prouvé.

Dans une telle question, il est triste de voir un Anglais faire ainsi la leçon à M. Quinet.

Pour terminer la réfutation des trois ou quatre erreurs principales de ce livre qui renferme presque autant d’erreurs que de

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